Chapitre 1 : Que faire après que tu sois parti ?
Seconde partie
Ginny arpentait les couloirs remplis de lits, soignant des blessures, distribuant des potions calmantes, réconfortant des touts petits. Toutes les personnes, hommes, femmes, enfants étaient entassés dans la Grande Salle qui faisait office d'hôpital. McGonagall, directrice, avait proposé, dès que l'attaque s'était produite, de changer Poudlard en camp pour malades. C'était les vacances et il n'y avait aucun élève dans l'enceinte de l'école.
Ginny aidée de Mrs Pomfresh essayait de soigner le mieux possible les personnes blessées. Mais il y avait de plus en plus de monde qui arrivait et l'attaque n'était toujours pas terminée. Ginny s'inquiétait de jours en jours car cela faisait une semaine qu'elle n'avait pas vu Harry.
Puis une rumeur vint aux oreilles de Ginny : Voldemort serai mort. Ainsi Harry l'aurait enfin vaincu ? La jeune fille sentie comme une bulle de bonheur se former dans son ventre et rebondir. Ils étaient libres, elle allait pouvoir enfin vivre une vie normale avec Harry. Elle devait le retrouver, il fallait qu'elle le voie, qu'elle partage cette joie avec lui. Elle sorti à Près au Lard, laissant Mrs Pomfresh seule avec ses malades, et arpenta la rue en quête d'informations.
Soudain Ginny vit une Hermione larmoyante, échevelée, se diriger vers elle. Pourquoi pleurait elle ? Pourquoi Lupin et Ron se tenaient ils autour d'un corps ? La joie de la jeune fille 'estompa aussi rapidement qu'elle était venue. Les deux hommes se dégagèrent et Ginny put voir Harry allongé dans la poussière, agonisant. Elle se précipita vers lui tout en gardant son sang froid et lui releva la tête. Il ouvrit les yeux et d'une voix extrêmement faible, dit :
-Tu es enfin là. J'ai tellement de choses à te dire avant de partir.
-Ne dit pas de bêtises ! Ne te fatigue pas.
Les trois autres partirent, les laissant seuls à leurs confidences.
-Je n'ai pas beaucoup de temps. Je le sens.
-Je ne veux pas que tu t'en ailles comme ça. Après avoir rendu la planète heureuse. J'ai besoin de toi pour vivre.
-Je comprends mais tu vas arriver à surmonter tout ça, tu y arriveras. Tu es une femme merveilleuse, Gin', et la vie continue. Il fit une pause pour reprendre son souffle. Non ne pleure pas, pas maintenant. Plus tard, quand je ne serais plus là. Mais laisse moi une belle image de toi.
Ginny sourit malgré les larmes. C'était la première fois qu'il lui faisait un compliment ouvertement. Elle eut un petit rire parmi les sanglots. Harry la regarda :
-Qu'est ce qui te fait rire ?
-Je me disais qu'il faudrait que les hommes soient souvent à l'article de la mort afin qu'ils fassent plus de compliments.
-Je suis désolé, dit Harry gêné. Je ne t'ai jamais dit ce que je pensais de toi, de se que je ressentait pour toi. Tu me connais, je suis timide et je n'ose pas dire ce que je ressens.
-Ce n'est pas très grave. Je t'aime pour ce que tu es. Pour ta simplicité, ton romantisme, ta timidité. Cela fait tout ton charme.
De nouveau les larmes vinrent, brouillant le regard de Ginny.
-Tu es belle, tu sais ? Tes yeux bleus si beaux, si clairs, si azur. Je ne les oublierais jamais. Ni ta fougue, ni ta joie de vivre, ni ton éclat, ni ton amour.
Harry s'arrêta après ce qu'il venait de dire. Il était fatigué.
-Harry !...Je...Tu te rappelles quand tu es parti, je voulais te dire quelque chose d'important. Il hocha la tête en signe de réponse. Harry,..., je suis enceinte se un mois.
Les yeux d'Harry brillèrent intensément. Il sourit.
-Comment vas t il faire pour vivre sans père, sans toi ?
-Gin', tu seras une mère formidable pour notre enfant.
-J'espère. Mais il ne s'appellera jamais Potter, jamais je ne porterais ton nom. Je veux qu'il connaisse son histoire, notre histoire, l'histoire de son père.
-Ne t'inquiète pas, j'ai laissé dans mon testament un papier qui te permet si tu veux, de devenir Mme Potter à titre posthume.
-Tu as pensé à tout.
Ginny ferma les yeux pour mieux savourer ses derniers instants. Quand elle les rouvrit, Harry lui dit.
-Je t'aime Gin'. Harry ferma les yeux, lentement une larme coula le long de sa joue. Puis il s'affaissa : c'était la fin. Plus de respiration, plus d bruit, plus de vie.
-Je t'aime Harry.
Ginny embrassa ses lèvres encore chaudes. Puis délicatement prit la larme de Harry qui perlait sur sa joue et la transforma en une magnifique perle qu'elle accrocha à sa chaîne en argent. Ainsi Harry serait toujours près d'elle.
voila la suite, j'espère que cela vous plait !!!